Le fondateur de Revolut s’installe aux Emirats
Le milliardaire Nik Storonsky, cofondateur et directeur général de Revolut, a décidé de quitter le Royaume-Uni pour s’installer aux Émirats arabes unis.
Ce choix n’est pas anodin. Il s’inscrit dans une tendance lourde : l’exode d’entrepreneurs et de grandes fortunes quittant Londres depuis la suppression du régime fiscal “non-domicilié”. Ce régime, qui permettait aux résidents d’être exonérés sur leurs revenus étrangers, faisait du Royaume-Uni un aimant pour les ultra-riches. Sa disparition a déclenché un mouvement de départ sans précédent.
Pourquoi ce départ ?
Fiscalité : l’environnement fiscal britannique est devenu moins favorable, alors que les Émirats n’imposent pas les revenus personnels.
Régulation : Revolut, symbole des fintechs européennes, a été confronté à des délais et des complexités réglementaires au Royaume-Uni. Les Émirats, au contraire, offrent un cadre agile et accueillant pour les acteurs financiers.
Expansion régionale : la présence du fondateur aux Émirats coïncide avec l’ambition de développer des opérations dans le Golfe et de se rapprocher des investisseurs régionaux.
Un mouvement de fond
Le cas Storonsky n’est pas isolé. Depuis un an, plusieurs milliers de dirigeants d’entreprises ont quitté le Royaume-Uni. La fuite de capitaux et de talents atteint un niveau record, avec une prévision de plus de 16 000 millionnaires quittant Londres en 2025.
Le Royaume-Uni n’est pas le seul pays européen touché par ce phénomène. Des milliers d’entrepreneurs français, allemands, italiens et espagnols ont tiré le même constat. L’exode vers les Emirats Arabes Unis est massif.
Dans le même temps, les Émirats s’imposent comme la première destination mondiale pour les grandes fortunes, avec près de 10 000 millionnaires supplémentaires attendus cette année. Cette tendance confirme la montée en puissance du Golfe comme centre financier et patrimonial incontournable.
Conséquences pour l’immobilier de luxe à Dubaï
Hausse de la demande : Les nouveaux arrivants recherchent des résidences de prestige — villas, penthouses, appartements en front de mer.
Effet de halo : L’arrivée de figures emblématiques de la fintech et de la finance renforce l’image de Dubaï comme “safe haven” pour la richesse.
Structuration patrimoniale : Les investisseurs fortunés installent souvent des holdings et véhicules financiers locaux pour optimiser leurs acquisitions immobilières.
Compétition régionale : Dubaï reste le hub le plus attractif, mais d’autres centres financiers régionaux, comme Abu Dhabi, cherchent aussi à capter cette vague.
En perspective
Ce départ n’est pas une anecdote. Il marque un basculement dans la géographie mondiale de la richesse. Londres perd de son attractivité, tandis que Dubaï consolide sa position de capitale mondiale de la finance et de l’immobilier.
Pour les investisseurs, c’est un signal clair : l’immobilier de luxe à Dubaï bénéficie d’un afflux structurel de nouveaux acheteurs fortunés. Un mouvement de fond, appelé à durer, et qui offre des perspectives solides aux investisseurs présents dès aujourd’hui.
Guillaume Giroux, fondateur de Dubai Immo et expert immobilier, Dubai, UAE
En tant que fondateur du Groupe Dubai Immo et investisseur immobilier, je vous informe chaque jour sur l’actualité du marché de Dubaï. Mon objectif est de vous fournir toutes les clés nécessaires pour investir de manière éclairée et sécurisée, en vous partageant des analyses pointues et des conseils stratégiques.





